Éditos

La vérité… comme phare

Le début de 2026 restera gravé dans nos cœurs comme une blessure encore vive. L’incendie de Crans-Montana a arraché des vies, brisé des familles, plongé notre pays tout entier et d’autres dans un deuil collectif. Face à cette horreur indicible, nous avons vu se lever ce que l’humanité a de plus beau: un élan de solidarité spontané qui nous a rappelé que, dans les moments les plus sombres, nous ne sommes jamais seuls.

Mais dans cette épreuve déjà insoutenable, une autre violence s’est ajoutée. Dès les premières heures du drame, alors que les familles cherchaient désespérément des nouvelles de leurs proches, les réseaux sociaux se sont transformés en caisse de résonance du pire: rumeurs, désinformation, images manipulées, parfois générées par l’IA… Une pollution informationnelle venue du monde entier qui a ajouté du chaos à la sidération, piétiné la dignité des victimes et multiplié la souffrance de ceux qui pleuraient déjà.

Heureusement, au milieu de ce tumulte, nos médias de service public et notre presse régionale – La RTS, Canal9, Rhône FM, Le Nouveliste, le Walliser Bote…ont été ce phare dans la tempête. Avec humanité, éthique, rigueur et un respect absolu pour la douleur des familles, ils ont fait leur métier: informer avec vérité, sans céder à la course au sensationnel.

Dans un monde où le Gouvernement suisse a dû inscrire la lutte contre la désinformation dans sa stratégie de sécurité, cette diversité médiatique n’est pas un luxe, c’est un socle de notre démocratie

Cette tragédie nous rappelle ainsi que ces médias sont bien plus qu’une source d’information: ils sont le rempart qui nous protège de la manipulation, le lien qui unit nos communautés, la voix qui donne du sens à ce que nous vivons ensemble. Votre journal local, lui aussi, tisse ce lien précieux au quotidien. Il vous tient informés, vous rapproche de vos associations, de vos voisins, des battements de cœur de votre commune. Il crée cette proximité irremplaçable qui fait qu’une société reste humaine.

Dans un monde où le Gouvernement suisse a dû inscrire la lutte contre la désinformation dans sa stratégie de sécurité, cette diversité médiatique n’est pas un luxe, c’est un socle de notre démocratie– la meilleure au monde, mais fragile si nous cessons d’en prendre soin.

Jean-Paul Persiali, photographe du Journal de Fully

Articles similaires

Un commentaire

Répondre à Ivy Torres Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page